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Écouter et ré-Écouter…

 

 

Franz Liszt

1811-1886

 

Franz Liszt est né le 22 octobre en 1811 à Raiding (alors en Hongrie et aujourd'hui en Autriche). Des tziganes lui prédirent gloire et prospérité car la nuit de sa naissance une comète traversa le ciel
 
Sa mère, Maria Anna Lager (1788-1866), est la fille d'un  commerçant autrichien.Son père, Adam List (1776-1827), est intendant d'un domaine du prince Esterházy. Musicien amateur, il  lui donna ses toutes premières leçons et perçut le génie de son fils. . Dès l'âge de neuf ans, il pouvait jouer les oeuvres de Haydn, Mozart et Beethoven. Il se produit au piano à Sopron et à Pozsony (Bratislava) au palais du prince Esterházy: Puis, il fut envoyé à Vienne pour être pris en charge par Salieri et par Czerny, qui vont lui apprendre la composition et le piano.  

Franz Liszt n'avait que 11 ans lorsqu'il donna ses premiers concerts... Le 13 avril 1823 il joue à Vienne et à Pest où il laisse une forte impression. En automne de la même année, alors qu'il a à peine 12 ans, en 1823,  Liszt arrive à Paris avec ses parents après une tournée de concerts triomphaux en Allemagne et Angleterre, pour parfaire son éducation musicale. Cependant Cherubini refusa d'e l'admettre  au conservatoire parce qu'il n'était pas français. Il suit alors les cours de Ferdinando Pär  (1771-1839), puis ceux d'Anton Reicha (1770-1836). Un an plus tard , il compose son premier opéra avec Paër :   Don Sanche ou château d'amour. Il résidera une dizaine d'années à Paris, et ces années, représentent pour Liszt une période d'ardeur romantique et de travail acharné.  A partir de 1828, il donna des leçons de musique et fréquenta les  salons. 
 
Marie D'Agoult
 
Dans la capitale française, il est impressionné à la première audition de la symphonie fantastique de Berlioz, entend Paganini en 1831 et Chopin en 1832. Il suit les conférence de Fétis sur la philosophie de la musique.  Il fréquente Lamartine, Heine et se lie d'amitié avec  Chopin, Berlioz ou Paganini , qui le fascine et influence sa technique, mais aussi avec  Victor Hugo et Delacroix . En 1834 il fait connaissance de George Sand et se lie avec la comtesse de Plavigny, Marie d'Agoult  (1805-1876), qui  abandonne  son mari et ses enfants pour le suivre.
Ils s'installent d'abord à Genève où Liszt enseigne la piano au Conservatoire. Puis après être revenus pour un temps à Paris, ils s'installent  à l'automne 1837 ,  à Bellagio sur les bo'rds du lac de Côme. De 1835 à 1840, il auront  auront trois enfants. En 1835 , une  première fille : Blandine qui épousera Émile Ollivier, futur ministre de Napoléon III , puis  en 1837,  Cosima (qui sera successivement la femme de Hans Bülow en 1857, et de Richard Wagner en 1870). et un fils, Daniel, né  le 9 mai 1839 à Rome. Ils vivent en Italie (Milan, Venise , Gênes, Florence ou Rome.) jusqu'à la fin de 1839. De cette période il restera l'Album du Voyageur qui deviendra les trois  Années de pélerinages…

 

En 1835, il publia un premier article dans la Gazette musicale d'autres suivront jusqu'en 1841: ce sont les "Lettres d'un bachelier ès musique", Liszt s'y présente en Wanderer romantique, en artiste replié et solitaire, malgré les succès mondains. Il est en rivalité avec le pianiste autrichien Sigismont Thalberg. En 1837, un conflit avec Thalberg s'acheva par un duel pianistique dans les salons de la princesse Belgiojoso.  Mais la gloire finira par choisir  Franz Liszt qui allait parvenir  à une célébrité sans égale.
A partir de 1840, Liszt se produisit dans toute l'Europe : France, Allemagne, Belgique, Suisse, Italie, Angleterre, Espagne, Portugal, Autriche, Hongrie, Serbie, Bulgarie, Russie, Roumanie, Turquie. Les années 1839-1844 son celles de sa consécration comme virtuose du piano On l'acclame de partout comme le plus grand pianiste de tous les temps.  Il est le pianiste le plus admiré et le mieux rétribué du moment. L'année 1844 est celle de la séparation avec Marie d'Agoult.
 
Weimar.
Jusqu'en 1842,  il n'a composé que pour le piano, mais quand il s'établit en 1842, à Weimar , ou il devient le  Kapellmeister de la Cour, il se tourna vers l'orchestre. Il prit la décision de ne plus jouer en public et de se consacrer à la composition et à sa fonction de chef d'orchestre.  (C'est de la période de Weimar que datent les grandes œuvres pour orchestre et notamment les deux concertos et (presque) tous les poèmes symphoniques, les symphonies Faust et Dante, les Concertos pour piano, les Rhapsodies hongroises, les deux premiers volumes de Album d'un voyageur, la Sonate. Pour la musique d'Église, la Messe solennelle pour la consécration de la basilique d'Esztergom (Gran) et le Psaume XIII) .
Ainsi, de 1848 à 1861, Franz Liszt dirigea la musique de la cour du grand-duché de Weimar, interprétant ses propres oeuvres , créant le Lohengrin de Wagner (le 28 août 1850), mais dirigeant aussi les oouvres de Schumann tels Geneviève ou Manfred, de Berlioz comme Romeo et Juliette, ou encore Samson et Dalila de Camille Saint-Saëns. De cette ville où   où il accueillit de nombreux élèves, il a fait un centre musical de premier plan.  Mais après une vingtaine d'années passés dans la ville, Liszt démissionne en 1868 et part pour Rome.
 
 
Carolyne Sayn-Wittgenstein :
Depuis 1847, une autre influence  agit sur lui . A Weimar, il a été rejoint par la princesse Sayn-Wittgenstein, née Carolyne Ivanovska (1819-1887), l'épouse d'un prince russe, qui allait rester très proche de lui jusqu'à sa mort.
 Franz Liszt vécut pendant près de dix ans à Rome, où il étudia la théologie et prit en 1865 les ordres mineurs. En 1879, il fût nommé chanoine honoraire d'Albano.
À partir de 1871, continuant à diriger, enseigner et à composer, il partagea son temps entre Rome, Weimar et Budapest.  Dans la capitale hongroise, il sera élu président de la nouvelle Académie nationale de musique. Liszt a été, durant sa vie entière, un grand voyageur. 
C'est en se rendant en train à Bayreuth, où il voulait entendre encore une fois Parsifal, que Liszt prit froid et tomba malade. Il mourra une semaine plus tard  des suites d'une congestion pulmonaire, le 31 juillet 1886, pendant le festival, trois ans après Wagner.  Son dernier mot est "Tristan"...
 
 Il a formé  plus de quatre cents élèves, composa plus de trois cent cinquante ouvrages et rédigé en  totalité ou en partie, huit volumes de prose, sans compter sa correspondance.

 

Œuvre par œuvre : un choix très subjectif…

Écouter et ré-Écouter…

 

Les oeuvres de Franz Liszt :

1834, Harmonies poétiques et religieuses, dans «Gazette Musicale de Paris» (23) 1835 [version définitive, 1845-1852), 10 pièces, Leipzig, Kistner 1853]

·         1840, Magyar Dallok-Ungarische National-Melodien (cahier I-IV) n° 1-2, Haslinger 1840

·         1842-1850 (S 260), Préludes et fugues pour orgue de J.S. Bach, transcription pour le piano, Leipzig, Peters.

·         Grand prélude et fugue en la mineur

·         1844-1875, Seconde Marche hongroise, Schlesinger, 1844, 1876

·         1845-1853 (S170) , 2 Ballades, Kistner 1849 et 1854.

Ballade n° 1, Le Chant du Croisé en ré # majeur —

Ballade n° 2  en si mineur, première version —

Ballade n° 2

·        1846 (S 244), Rhapsodies hongroises, n° 10-17, Haslinger 1847 [les n° 18-21 (1846-1847) n'ont plus été publiés sous cette forme ; n° 20 publié comme opus posthume, sous le titre apocryphe de Rhapsodie roumaine, Vienne, Universal Edition 1936 ; 2° cycle des Rhapsodies hongroises, en partie versions définitives : I-II, 1847, Leipzig, Senff, 1852 ; III-VII (1851-1853), Haslinger 1853 ; VIII-X (1851-1853), Mayence, Schott 185 ; XI-XV (1851-1853), Schlesinger 1853]

·        Rhapsodie Hongroise n° 8

·        1846, Drei Märsche von Franz Schubert 1.

Trauermarsch

Allegretto Fuocoso

Reitermarsch

·        1847-1848, Glanes de Woronince, Kistner 1849

·        1847-1860 (S 480), 6 chants polonais de Frédéric Chopin transcrits pour le piano.

Le souhait de la jeune fille

Mes joies

·        1848, 1854, Les Préludes, poème symphonique d'après les chœurs composés en 1844-1845 pour les poésies de J. Autran (la méditation de Lamartine a été ajoutée ultérieurement),  Breitkopf & Härtel

·        1848, 1857, Ce qu'on entend sur la montagne, poème symphonique d'après V. Hugo,   Breitkopf & Härtel 1857

·        1848, 3 Études de concert - Caprices poétiques, Kistner 1849

·        1848-1855 (S 160), Années de pèlerinage d'après l' Album d'un voyageur (Première année, Suisse, 9 pièces), Schott, I 1855.

·        1849 (S 172), 6 Consolations, Breitkopf und Härtel 1851.

Consolation n° 2 (S 172 II)

Consolation n° 3 (S 172 III)

·        S.124, Concerto pour piano No.1 en mi bémol majeur  (1849, 1856)

·        S.125, Concerto pour piano No.2 in la majeur  (1839, 1849)

·        S.126, Totentanz. Paraphrases sur le Dies Irae  (1849, 1859)

·        1849, 1857, Tasso, Lamento e Trionfo, poème symphonique d'après Goethe et Byron,  Breitkopf & Härtel 1856

·        1849, Grand Solo de concert, Breitkopf und Härtel1851 [version pour 2 pianos sous le titre Concerto pathétique, Breitkopf und Härtel 1856]

·        1849 (S 367), Grande Polonaise brillante pour piano et orchestre. Version à 2 pianos (piano 2 = orchestre)

·        1850 (S 541), Liebesträume, « Rêves d'amour », 3 nocturnes, Kistner 1850 [transcription par Liszt des Drei Lieder]

Liebestraum n° 3(S 541 3)

·        1850, Fantaisie et fugue sur le choral « Ad nos, ad salutarem undam » de Meyerbeer, pour otgue, Breitkopf & Härtel, 1852

·        1850, 1854, Héroïde funèbre, poème symphonique, seul mouvement réalisé de la Symphonie révolutionnaire,  Breitkopf & Härtel

·        1850, Fantaisie et fugue pour orgue, sur le choral « Ad nos, ad salutarem undam » (Thème repris du Prophète de Meyerbeers), Breitkopf & Härtel

·        1850, Valse-impromptu, Schuberth 1852

·        1850-1855, P rometheus poème symphonique d'après les chœurs composés pour le poème de Herder,  Breitkopf & Härtel

·        1851, 12 Études d'exécution transcendante, Breitkopt und Härtel, Leipzig 1852 :

n° 1, Prélude

n° 2, Fusées

n° 3, Paysages

n° 4, Mazeppa

n° 5, Feux follets

n° 6, Vision

n° 7, Eroica

° 8, Wilde Jagd

n° 9, Ricordanza

n° 10, Appassionata

n° 11, Harmonies de Soir

n° 12, Chasse Neige

·         1851, 1854, Mazeppa, poème symphonique présenté avec une poésie de V. Hugo,  Breitkopf & Härtel 1856

·         1851 (S223), 2 Polonaises, Senff 1852 –

Polonaise en mi majeur

·         1854, 1857, Eine Faust-Symphonie in drei Charakterbildern, d'après Goethe, J. Schuberth & C°, Leipzig 1861. Composé d'août à octobre 1854 sans le chœur final ajouté en 1857. Créé le 5 septembre 1857 à Weimar sous la direction de Liszt. Version pour deux pianos par Liszt en 1856. [composition de l'orchestre :  3 flûtes, (Piccolo), 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 trombones, tuba, timbales, cymbales, triangle, harpe, orgue, cordes, ténor soliste, chœur d'hommes (dans la seconde version). Environ 70 minutes pourlea seconde version (avec choeur)]

·         1855, 1856, Symphonie pour la Divine Comédie de Dante, Breitkopf & Härtel, Leipzig 1859. Composé de l'été 1855 à npvembre 1856 — Créé le 7 novembre 1857 au Théâtre royal de Dresde sous la direction de Liszt Version pour deux pianos en 1856-1859 [composition de l'orchestre : 3 flûtes (3ème flûte piccolo), 2 hautbois, 2 clarinettes, clarinette basse, 2 bassons, 4 cors, 2 trompettes, 3 trombones, tuba, 4 timballes, cymbales, grand tambour, tamtam, 2 harpes, harmonium, cordes, chœur de femmes ou d'enfants (sopranos et altos), Court solo d'alto. Durée environ 45 minutes]

·         1855, 1857, Hunnenschlacht «La Bataille des Huns», poème symphonique d'après une toile de Kaulbach,  Breitkopf & Härtel 1861

·         1855, Prélude et fugue sur le nom de B.A.C.H. pour orgue, (seconde cersion 1870), W.C. de Vletter, Rotterdam 1855 ; Schuberth, Leipzig 1870

·         1857, Die Ideale, poème symphonique d'après Schiller,  Breitkopf & Härtel 1858

·1863, S. 175 2 Légendes pour piano:

1. Saint François d'Assise  La Prédication aux oiseaux

2. Saint François de Paule marchant sur les flots, Pest, Rezsavülgyi 1866

Rhapsodie espagnole, Leipzig, Siegel 1867

1863, Variations pour orgue sur la basse continue du premier mouvement de la cantate  « Weinen, Klagen » du Crucifixus de la messe ne si mineur de Bach, Körner, Erfurt. 1865

·         ·        1868, Fantaisie et fugue en sol mineur pour orgue de J.S. Bach, transcription pour le piano, Berlin, Trautwein 1872

·         ·        1870 (S 608), Marche de Rákóczi arrangée pour piano à quatre mains -

·         version pour piano deux mains.

·         ·        1872, Impromptu, Breitkopf & Härtel 1877

·         ·        1872, Epithalam zu E. Reményis Vermdhlungsfeier pour violon et piano, Tàborszky & Parsch 1872

·         ·        1874-1876 (S 186), Weihnachtsbaum ( Arbre de Noèl), 12 pièces, Berlin, Fürstner 1882 : 1. Psallite - 2. O heilige Nacht —

·         3. Die Hirten an der Krippe (In dulci jubilo)

·          — 4. Adeste fideles (gleichsam als Marsch der heiligen drei Könige) — 5. Scherzoso — 6. Carillon - Réveille-Matin (Wecker) — 7. Schlummerlied —

·         8. Alt-provenzalische Weihnachtslied

·          — 9. Abendglocken — 10. Ehemals — 11. Ungarisch — 12. Polnish

·         ·        1875 et 1878, 2 Élégies, Leipzig, Kahnt 1875 et 1878

·         ·        1876 (S 555),

·         Danse macabre pour piano d'après l'œuvre de Camille Saint-Saëns —

·         1879, Sarabande et Chaconne d'après « Almira » de Haendel, Kistner 1880

·         1879, Missa pro organo lectarum celebrationi missarum adjumento inserviens (Messe pour orgue), Kahnt, Leipzig 1880

·         1880, Romance oubliée pour alto, violon ou violoncelle, Simon, Hanovre, 1881

·         1881 (S 215 I), Valse oubliée n° 1, Berlin, Bote & B., 1881

·         1881 (S 199), Nuages gris, Breitkopf & Härtel, 1927

·         1881, Zweiter Mephisto-Walzer, version pour piano d'après l'original pour orchestre, Fürstner, 1888

·         1882 et 1883, Valse oubliée n° 2 et n° 3, Bote & B., 1884

·         1882, Czárdás macabre, Londres, Schott, 1952 [autre version éditée par I. Szelényi, Budapest, Editio Musica, 1955]

·         1882, Rhapsodie hongroise n° XVI, Budapest, Tàborszky & Parseh.1882 

 

 

 

 

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